Espace du dehors

Mais pourquoi "L'Espace du Dehors" ?

Tout est parti d'une boutade au sujet de l'anthologie d'Henri Michaux, L'Espace du Dedans, que je voulais offrir à un ami.

Or j'ignorais qu'il n'aimait pas du tout les anthologies...

J'ai donc gardé le livre pour moi et quand j'ai demandé à mon ami ce qu'il voulait à la place, il m'a répondu en plaisantant : "Tu n'as qu'à m'écrire L'Espace du Dehors".

Et comme il ne faut jamais défier une femme de lettres...

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  • Il ne peignait pourtant rien de ce qui est visible. Il peignait l'air. Un air précis, celui du matin même, entre la mer illimitée et le ciel illimité. Si je quittais son cadre, je ne voyais plus qu'avec mes yeux, j'inventoriais des éléments connus, répertoriés, l'ordinaire d'un bord de mer, la plage à marée basse, les rochers endormis, les oiseaux profitant du retrait des eaux pour chasser à même le sol, l'éther éblouissant. Mais dans son cadre, l'invisible surgissait. J'y voyais ce qui avait été et n'était déjà plus, un moment du temps, cet air-là de dix heures du matin, cet air que je respirais à narines larges sous un soleil d'acier, cet air qui avait changé qui n'existait plus, cet air qui appartenait alors à un monde minéral, sable et rocher, relevé ça et là par le pigment des corruptions cruelles, poissons séchés et algues abandonnées, un air d'après l'aube, un air peu assuré, cet air vif azuréen, froid dans son fond, un air du Nord qui, maintenant, s'était alourdi d'une journée, épaissi, chauffé par la touffeur des siestes.
    Protégé par Hannibal et sa fille à la proue, j'étais la sentinelle du monde. Je ressentais une émotion longue, bouleversante, violente, entre la stupeur et l'émerveillement : j'éprouvais le bonheur d'exister. La joie simple d'être au milieu d'un monde si beau.
    N'être pas grand chose et beaucoup à la fois : une fenêtre ouverte sur l'univers qui me dépasse, le cadre dans lequel l'espace devient un tableau. Une goutte dans l'océan, une goutte lucide qui se rend compte qu'elle existe et que, par elle, l'océan existe. Minuscule et grande. Intense et misérable.
  • La mer est à marée basse, la plage à sable haut. Le soir s'annonce au blondissement de la lumière.
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Le printemps sort de terre.
Les jonquilles n'ont pas fleuri,
Mais les agapanthes
Crapahutent
Un espoir d'été dans ma jardinière.

Tout est vert acide, tout frais.
Comme des nouveaux-nés

Graciles,
La rosée les a recouverts,
D'une enveloppe fragile.

Le soir tombe en crépuscule
Dans un silence bruyant
De sons assourdis
Où la quiétude bouscule
Les merles bavardant
Sur le toit verdit.

La terre froide révèle ses secrets
A mes doigts engourdis.
Trois bourgeons enroulés
Emergent fièrement.
Le lilium repousse dans la jardinière
Comme un espoir d'été :
Le printemps, enfin, sort de terre.






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Le soir tombe dans le vent batailleur
mais la nuit complice prolonge encore la chaleur.
Dehors, les arbres jouent les ombres chinoises dans
la lumière crépusculaire du couchant.
L'air sent le foin sec et les soirées estivales...
Lentement, elle l'étendrait dans un morceau d'herbe.
Il fermerait les yeux, pour se laisser aller à elle.


Lentement, elle le dépouillerait de tout ce qu'il y a de négatif en lui,
ses doutes, ses appréhensions, ses craintes, ses questionnements...
Un par un, comme autant de masques ou de vêtements malhabiles
qui le rendent – croit-il – incompétent au bonheur...
Elle poserait sur lui son regard neuf et lui interdirait d'ouvrir les yeux.


Sa main prendrait alors la sienne comme on accoste sur une île inconnue,
l'œil grand ouvert et les sens aux aguets, puis ses doigts chemineraient,
doucement mais précisément, le long de sa peau inexplorée,
en s'attardant longuement à chaque endroit, à chaque refuge, à chaque découverte.
Aucun frisson ne lui échapperait, elle n'oublierait aucune parcelle
de ce corps qui lui était offert – comme une offrande.


Elle y traquerait les goûts inédits, les odeurs exclusives, avant
d'y apposer ses lèvres, précautionneusement.
Il se soumettrait à l'impérieuse nécessité de ses envies,
simplement avide de la laisser l'habiller de ses caresses.
Etre ouvert à toutes ses emprises, se confier à toutes ses folies.


Elle l'envelopperait enfin de sa peau à elle, lui marquer son empreinte,
imprimer sur elle ses reliefs, le recouvrir d'elle après l'avoir découvert de lui :

ils se retrouveraient en eux après s'être abandonnés en l'autre.
Ni terrains conquis ni territoires vierges, ils ne seraient pas différents mais pourtant renouvelés.


Elle serait lente, patiente, urgente avec ses évidences FIL27956.JPG
et éternelle avec son essentiel,
attentive à le révéler à lui-même
et soucieuse de sublimer ce sourire comblé qui le rend si beau.


Elle le garderait ainsi longtemps au creux de sa peau,
à l'abri des blessures du temps, protégé des solitudes
et des vents contraires.

Elle le garderait ainsi – et il resterait là,
dans la béatitude d'un bonheur trop fugace
pour ne pas s'y attarder encore une éternité.

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20 ans, la fleur de l'âge. Je sors de l'IUT avec mon dîplome de journalisme et un stage à Ouest-France, qui achève de me détourner de ma vocation première : le journalisme n'est plus ce qu'il était et jouer les cul-terreux dans le quotidien au plus fort tirage de France m'attire très peu. La mentalité des journalistes qui officient là (c'est le terme adéquat) me dégoute aussi : beaucoup de suffisance et peu d'auto-critique - normal, quand on est en situation de monopole. Je découvre une certaine flemmardise des scribouillards, épluchant les dossiers de pr 20-ans----1995--copie-1.jpg esse et pompant les dépèches d'agence pour remplir les colonnes. Je mesure avec effarement le diktat des services communication et des attaché(e)s de presse sur les rédactions. Où est l'investigation dont j'auréolais la profession dans mes idéaux d'adolescente ?
A Paris, au Canard Enchaîné, peut-être.  Mais certainement pas en Bretagne.
Or je n'irai pas à Paris. Ou alors, il me faudrait y aller seule. Je fais des choix, de nouveau. J'ai 20 ans et je ne me sens pas prête pour travailler dans ce milieu-là. Science Po me tend les bras. J'irai concourir à Rennes et à... Grenoble, pour l'honneur. Pas à Paris, puisque je sais que je n'irai pas.
En juin, je fête (doublement) mon DUT de journalisme et mes 20 ans, avec deux grandes fêtes comme pour faire un pied de nez à celle qui n'a pu avoir lieu pour mes 18 ans. Tous mes copains et copines de l'IUT sont là, tous mes copains et copines du lycée aussi (sauf un... celui dont j'aurais apprécié la présence ce jour-là, pourtant). Mes cousins, cousines, tontons, tatas : ma smala habituelle, en quelque sorte. Mon chéri m'y offre ce que nous considérons comme une bague de fiançailles (elles aussi jamais "officiellement" annoncées...).
Je portais une jolie robe printanière bleu marine à petite fleurs blanches, très années 50, et j'avais les cheveux frisés presque comme aujourd'hui (sauf qu'aujourd'hui c'est naturel !). Je m'aimais bien avec ce "look-là"...
En octobre, recalée à SciencePo, je me donne un an pour mûrir (moi et mon projet professionnel, comme on dit) : je m'inscris en fac d'histoire, comme un plaisir et une année sabbatique que je ne regretterais pas. L'ambiance de la fac me correspond bien et j'hésite même à un moment à pousser plus loin les études.
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La fac est un milieu étonnant. Il y a là un brassage continuel qui donne le tournis. Fini le tranquille ordonnancement des choses de l'IUT qui, pourtant, n'était pas maître en la matière. La population estudiantine de la fac (est-ce spécial à Rennes 2, ce "repaire de gauchistes",  comme on la qualifie souvent ?) est cosmopolite, active et pourtant diablement commune. Pour qui débarque du secondaire ou d'institutions plus organisées, c'est l'inconnu de la jungle. Mais il exalte les sens, l'appétit de vivre, de savoir, de connaître. C'est une expérience à faire.
Chaque étudiant semble avoir des projets et des buts très précis lorsqu'il s'inscrit. Je ne crois pas qu'ils soient si nombreux à choisir la fac par désoeuvrement. Certains y travaillent pour avoir leur année, leur dîplome. D'autres s'imaginent déjà à la place du prof, dans la chaire. Les uns finiront journalistes, cinéastes, interprètes, chercheurs. Les autres, et ils sont nombreux, mettent simplement les pieds à la fac pour y rencontrer des gens, s'ouvrir au monde : grandir, en un mot.
Chacun son style, autour du lieu de rassemblement général qu'est le hall du batiment B. Sortie de cours, un café à la cafèt', puis BU, un TD, ou rien. Discuter, simplement. Et l'étudiant de se forger cet esprit frondeur qu'on lui prête souvent. Je me doute que la majorité n'est pas révolutionnaire, pas autant que le souhaiteraient les syndicats étudiants. Même si cette majorité est loin d'être satisfaite, on explique souvent par un "c'est la fac !" fataliste. Il faudrait réformer les mentalités. La fac est à l'enseignement supérieur ce que l'apprentissage est au secondaire  : une voie de garage.
Révolutionnaires, les étudiants ? Certes, les slogans griffonnés ça et là (et jusque sur le faîte du tableau magistral de l'amphi Henri Sée) interpellent au départ, puis font sourire avec indulgence, à force d'être lus. Sans son côté revanchard, la fac perdrait de sa saveur...
Je suis les cours de deuxième année d'Histoire a presque mi-temps, tandis que mon chéri s'en va remplir ses obligations militaires. L'autre moitié du temps, je garde les trois enfants d'un couple de médecins gynécologues pas loin de chez moi. Des gamins bien élevés, adorables, très calmes. Des parents exigents mais larges (à l'aune de leur salaire respectif : je suis payée au SMIC pour mon job). Au cours de l'année, un module d'orientation professionnelle me fait choisir mon dernier diplome (en date) : dès septembre j'intègre l'IUP Infocom pour y passer en deux ans un titre d'Ingénieur-Maître en communication. J'hésite jusqu'au bout entre ça et poursuivre en licence d'Histoire... en me promettant d'y revenir un jour, en formation continue.
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IMGP0609.JPG Il y a un peu plus d'un an
Tu entrais dans ma vie.
Il y a un peu moins d'un an
Tu en es ressorti,
Par la petite porte,
En catimini.
A quelques cellules mortes,
Nous t'avions réduit.

Tu n'as jamais pleuré la nuit,
Et d'ailleurs, tu n'as jamais vu le jour.
Tu étais pourtant fait d'amour,
Mais nous avons pourtant fui.
Nous étions dans l'immédiateté,
Insouciants et complices,
Pressentant tes prémices
Avant de te mettre dans l'éternité.

Pour tout vestige de ton existence
Ne subsiste qu'un symbole enfoui
Sous le pilier d'une chapelle en ruines
Seulement visitée par l'absence.

Jamais je ne te connaîtrais,
Petit enfant aux cheveux fous,
Mais tu sais combien je t'aime à jamais,
Toi qui aurait du être ce "Petit Nous".

Ta Mam'Ange.





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Découvrez ici un roman de jeunesse, entamé à l'adolescence et terminé en 1998, après la Coupe du Monde de football (ce qui explique la dédicace).

Il est plein de défauts, trop court pour être un roman et trop long pour une nouvelle (à mon avis), mais je l'affectionne particulièrement car il reflète des thèmes qui me touchaient alors : la passion et la façon de la gérer et... le foot (eh oui, j'étais une fervente supportrice...).

Bonne lecture !

Lien vers le texte : La dernière mi-temps


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Je me suis mariée comme j'ai fait des enfants : sans me poser de questions (ce qui ne veut pas dire sans réfléchir !) . J'aurais peut-être du m'en poser avant, mais c'est un autre débat. Dans ma tête, la question ne se pose (ne s'impose) pour l'instant pas à moi. C'est dans la logique de mon chemin jusqu'à présent, voilà tout Je ne vais pas au-delà dans ma réflexion - et peut-être bien parce qu'inconsciemment je sais que si je vais au-delà, je ne l'aurai pas fait. Non seulement je ne me serais pas mariée, mais sans doute que j'aurais aussi quitté celui qui est mon mari aujourd'hui. Ceci dit, je ne le regrette pas non plus.
Il a, à mes yeux de jeune fille, toutes les qualités pour faire un bon mari : il n'est pas fainéant, il est bricoleur et, donnée non négligeable, il est amoureux.

Ce qui est assez symptomatique de ce caractère logique, voire "normal" ou même attendu de notre union, c'est que nous ne sommes jamais demandés officiellement en mariage. J'aurais bien aimé, pourtant, une vraie demande, dans les formes, avec la bague et tout. En fait, un jour nous nous sommes dit "quand est-ce qu'on peut se marier cette année ?" et on a fixé la date. C'était parti.
Huit jours après, j'avais acheté ma robe (c'est pas de ma faute, j'ai flashé sur la première que j'ai essayé et elle était soldée !). Mais pour le plaisir des grandes robes, j'ai fait quand même tous les autres magasins de la ville les semaines suivantes pour en essayer d'autres. Heureusement, je suis restée sur mon premier choix.
lynda-et-seb.jpg
Je ne suis pas croyante mais j'ai tenu à ma cérémonie à l'église. Plus pour marquer le côté solennel de ce que je faisais que pour le reste. A l'époque, la cérémonie civile n'existait pas vraiment (pas dans ma campagne en tout cas) et je ne voulais pas me contenter de la lecture du Code civil et de la signature des actes à la mairie. Je voulais aussi faire part aux gens qui me sont chers que je ne m'engageais pas pour du beurre, enfin bref : être prise au sérieux. C'est vrai que mon chéri et moi avons longtemps été le petit couple de gamins amoureux. C'était une façon pour nous d'entrer dans le cercle des adultes, en quelque sorte.
La journée fut une grande fête avec les familles réunies. En fait, la noce a duré trois jours...
Et ça dure depuis dix ans cette année...
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J'ai longtemps bloqué sur mon caillou 1998, cherchant ce qui avait pu me marquer cette année-là et ne voulant pas écrire, comme Louis XVI dans son journal au soir du 14 juillet 1789 "Rien". Mais c'était pourtant presque une année "pour rien" : je  prolongeais mon stage à l'INRA à mi-temps en terminant ma maîtrise de communication et mon mémoire. Je postulais au poste de chargée de communication de l'école d'agronomie (dont le président était le même que celui du centre où je faisais mon stage) mais ce dernier a du avoir peur de ma complicité professionnelle avec ma tutrice de stage - qui m'a énormément appris sur le métier que j'exerce aujourd'hui, dans d'autres conditons.
J'ai terminé l'année par une inénarrable expérience professionnelle dans une boite de transports routiers, petit job d'été qui consistait à éditer des kilomètres de factures sur une immense imprimante à aiguilles qui plantait les trois-quarts du temps. Je passais donc mon temps à discuter avec l'écran de config de la bécane. Passionnant, quoi.
J'ai passé mon entretien de recrutement à la mairie où j'allais travailler à partir de 1999 le 19 décembre : c'était un samedi matin et la commune célébrait le solstice d'hiver avec un concours de scupltures sur glace dans la cour du château qui abritait la mairie. Dans mon sapin de Noël, cette année-là, il y avait ma lettre d'embauche, datée du 24 décembre...

La chose marquante, tout de même, c'est la coupe du Monde de foot en juillet, qui a réveillé mes souvenirs de supportrice (amateur) quand j'étais lycéenne et que je regardais les matchs avec les garçons à l'internat pendant que les filles se vautrait devant un film de Patrick Bruel. Nous avons regardé la première mi-temps de la finale chez... Pizza Hut, où nous devions récupérer à manger avant d'aller regarder le match chez des copains. Pile quand on a posé nos fesses dans la voiture, Zidane a marqué le premier but !
Nous avons terminé dans un concert de klaxon sur la route du retour (d'habitude dix minutes entre le domicile des copains et le nôtre) qui s'est éternisée sur deux heures, mais avec une vraie joie et une sorte de ferveur qui me donne toujours des frissons quand j'y repense. Le lendemain, la ville organisait son traditionnel feu d'artifice de la Fête Nationale, mais le spectacle pyrotechnique qui célébrait le centenaire de l'abolition de l'esclavage paraissait austère face aux hymnes improvisés à la gloire de l'équipe de France.
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La chapelle Saint-Michel, minuscule, se dressait sur un monticule étroit à vingt-six mètres au-dessus du niveau de la mer, comme un défi à Dieu et aux éléments. Le soleil commençait à se griffer de noir  derrière les arbres en dessinant de grandes ombres sur le chemin qui s'accidentait, parsemé de gros blocs rocheux formant un escalier."
Oraison pour un Ange, 2005.

La chapelle culmine en fait à 33 mètres, mais c'est bien "comme un défi à Dieu et aux éléments". Je ne pensais pas si bien écrire lorsque j'ai écris ces mots. Là-haut, on se sent intouchable, on domine presque le monde... ou bien c'est le monde qui ne nous atteint pas - ou plus.

Joli abri pour les passagers clandestins de vies interlopes. Une bougie illumine peut-être encore en cet instant la nuit bréhatine. Et ta lumière brille toujours dans mon coeur.
Là-bas. Ici... et ailleurs.

Un galet rebondi comme un nid d'ange... et le ventre qui l'a abrité quelques temps. Un saint qui terrasse un dragon. Des murmures. Des mains serrées. Un soupçon de larmes. Des coeurs à tout rompre. Un cierge à Notre-Dame de Bréhat.

Chapelle Sainte-Anne, ruines de Saint-Paul, le jour de la Saint Michel... Tu te serais appelé comment ?

La chapelle Saint-Michel, comme un symbole, comme un lien intangible entre toi et nous. Déposer là mon petit caillou, c'était te ramener un peu "chez moi".

"29 décembre 2006 - 29 septembre 2007" : c'est tellement court, pour toute une vie...

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